Les opérateurs clefs de la formation

Le secteur de la formation professionnelle regroupe 6 principales catégories d’acteurs :

• les organismes de formation « traditionnels » : privés à but lucratif (Cegos, Demos, Orsys, Lefebvre-Sarrut, M2i, Abilways, etc.) et privés à but non lucratif (Aftral, Promotrans, etc.)
• les entités publiques et parapubliques, comme le Cned et le Cnam (qui ciblent parfois les mêmes actifs que les acteurs privés) ou encore l’Afpa et le réseau des Greta (davantage tournés vers les demandeurs d’emploi)
• les acteurs de l’enseignement supérieur (écoles de commerce ou d’ingénieurs, universités, IAE et IEP), qui proposent de plus en plus souvent des services de formation continue aux adultes ou aux entreprises. Ces activités sont souvent nommées par l’expression anglo-saxonne « executive education »
• les opérateurs de la formation continue à distance.

De nombreuses plateformes d’e-learning ont investi le champ de la formation professionnelle ces dernières années. Elles ont été créées par des start-up (OpenClassrooms, Unow, etc.) ou portées par
des groupes privés de l’enseignement supérieur (Galileo Global Education)

• les acteurs de la HSSE (hygiène-sécurité-santéenvironnement), dont notamment des leaders de la qualification-certification. Pour ces grands groupes, présents dans de nombreuses activités, la formation s’inscrit dans la continuité du cœur de métier
• les spécialistes des langues étrangères, tels que Wall Street English et 7Speaking,

À ces catégories peuvent s’ajouter les spécialistes de solutions logicielles et les EdTech qui, s’ils ne délivrent pas eux-mêmes des formations, proposent des outils permettant aux entreprises de créer leurs propres contenus.

Les principaux acteurs du financement

Les principaux acteurs du financement

Les principaux dispositifs

La quasi-intégralité des entreprises a dispensé des formations auprès des collaborateurs au cours des dernières années, soit directement soit par le biais d’un prestataire. Toutefois, pour près des deux tiers d’entre elles, le taux de formation des salariés est inférieur à 50%. Les entreprises de moins de 50 salariés sont celles qui recourent le moins à la formation, et ce pour différentes raisons : levier utilisé plutôt pour répondre à des besoins précis (développement de l’offre, réorientation sur de nouveaux marchés), efforts limités aux obligations légales, faibles moyens humains et/ou financiers pour mettre en place des processus de formation formalisés, etc.

 

Les principaux dispositifs

Focus sur la législation : la loi "Avenir professionnel"

La loi « Avenir professionnel » (ou loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel) a accéléré l’individualisation de la formation professionnelle, historiquement gérée par les employeurs. Désormais comptabilisé en euros et doté d’une application mobile dédiée, le Compte personnel de formation (CPF) peut être utilisé sans intermédiaire par les salariés pour mener des projets personnels. Cette loi impose aux employeurs de contribuer au développement de la formation professionnelle en participant à son financement. Celui-ci est assuré à la fois par des dépenses directes et par des dépenses intermédiées (versées à l’Opco dont l’entreprise dépend).

La loi "Avenir professionnel"

Les ressorts pour s'accorder avec les salariés sur l'utilisation du CPF

Les ressorts pour s'accorder avec les salariés sur l'utilisation du CPF

Sources : Étude XERFI du magazine connexions N°26