Dans une mise à jour publiée le 7 mai 2026, le Bulletin officiel de la Sécurité sociale (BOSS) apporte plusieurs précisions concernant l’évaluation des avantages en nature liés aux véhicules électriques et aux vélos mis à disposition des salariés. 

Ces commentaires complètent les règles issues de l’arrêté du 25 février 2025 relatif à l’évaluation des avantages en nature véhicule. 

Véhicules électriques : des règles différentes selon la date de mise à disposition

Des mesures temporaires applicables jusqu’au 31 décembre 2027 prévoient un traitement spécifique pour les véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité. 

Le régime applicable dépend de la date à laquelle le véhicule a été mis à disposition du salarié : 

  • avant le 1er février 2025 ;  
  • ou à compter du 1er février 2025.  

Véhicules mis à disposition avant le 1er février 2025

Pour les véhicules électriques mis à disposition jusqu’au 31 janvier 2025, l’avantage en nature bénéficie : 

  • d’un abattement de 50 % ;  
  • dans la limite de 2 026,30 € par an pour 2026.

Cette règle s’applique aussi bien : 

  • en évaluation forfaitaire ;  
  • qu’en évaluation au réel.  

Les frais d’électricité pris en charge par l’employeur pour la recharge du véhicule ne sont pas intégrés dans l’évaluation de l’avantage. 

Véhicules mis à disposition entre le 1er février 2025 et le 31 décembre 2027

Pour les véhicules électriques mis à disposition depuis le 1er février 2025, l’application de l’abattement dépend désormais du respect d’un score environnemental minimal (« éco-score »). 

Ce score est vérifié à partir de la liste officielle prévue par l’arrêté du 14 décembre 2023.

En cas d’évaluation forfaitaire

L’avantage en nature bénéficie : 

  • d’un abattement de 70 % ;  
  • plafonné à 4 641,60 € par an pour 2026.  

En cas d’évaluation au réel

L’abattement est fixé : 

  • à 50 % ;  
  • dans la limite de 2 026,30 € par an pour 2026.  

Dans les deux cas, les frais d’électricité supportés par l’employeur pour la recharge restent exclus du calcul de l’avantage en nature. 

Que se passe-t-il si le véhicule obtient l’éco-score après sa mise à disposition ?

Le BOSS apporte une précision importante concernant les véhicules qui ne figuraient pas initialement sur la liste officielle des véhicules respectant l’éco-score minimal. 


► Lorsqu’un véhicule intègre cette liste après sa mise à disposition au salarié, l’abattement de 70 % devient applicable à compter de la date d’intégration du véhicule dans la liste officielle. 

Concrètement : 

  • la période antérieure reste évaluée sans abattement ;  
  • puis l’abattement peut être appliqué à compter de l’inscription du véhicule sur la liste, sans nouvelle mise à disposition au salarié.  

Cette précision constitue une évolution notable par rapport au principe initial selon lequel le respect de l’éco-score devait être apprécié à la date de mise à disposition du véhicule.

Une vigilance nécessaire sur les mises à jour de la liste officielle

Pour les entreprises disposant de véhicules électriques ne remplissant pas initialement les critères environnementaux requis, il peut être utile de suivre régulièrement les mises à jour de la liste prévue par l’arrêté du 14 décembre 2023. 

► Dès qu’un véhicule devient éligible, l’abattement forfaitaire de 70 % peut être appliqué sans formalité supplémentaire de remise à disposition. 

À ce stade, le BOSS ne vise expressément que l’abattement de 70 % applicable en évaluation forfaitaire. 

L’administration ne confirme pas encore explicitement que cette règle s’applique également à l’abattement de 50 % prévu en évaluation au réel. 

Vélo mis à disposition par l’employeur : l’avantage en nature peut être neutralisé

Le BOSS officialise également une tolérance déjà admise par l’Urssaf concernant les vélos mis à disposition des salariés. 

Lorsqu’un employeur met durablement un vélo à disposition d’un salarié, y compris pour un usage personnel ou domicile-travail, l’avantage en nature correspondant est considéré comme négligeable. 

Cette tolérance concerne : 

  • les vélos achetés par l’entreprise ;  
  • mais aussi les vélos loués.  

Elle s’applique sans condition : 

  • de participation financière du salarié ;  
  • ni de renonciation à un autre avantage en nature.  

Un cumul possible avec d’autres dispositifs de mobilité

Cette tolérance peut se cumuler avec d’autres dispositifs, sous réserve du respect de leurs conditions propres, notamment : 

Pour rappel, le forfait mobilités durables permet à l’employeur de prendre en charge certains frais de déplacement domicile-travail engagés par les salariés utilisant notamment : 

  • un vélo ;  
  • un vélo à assistance électrique ;  
  • le covoiturage ;  
  • ou certains services de mobilité partagée.  

En 2026, cette prise en charge bénéficie d’une exonération sociale et fiscale dans la limite de 600 € par salarié et par an.